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Je suis victime de violences conjugales,

 je peux être aidée

Via Femina Fama et la ville de Vauvert ont réalisé un flyer, disponible en 4 langues, pour aider les victimes et témoins de violences conjugales à reconnaître les différents types de violences, prendre connaissance du violentomètre et savoir vers qui se tourner pour recevoir de l’aide. Retrouvez la vidéo sur : https://www.vauvert.com/je-suis-victime-de-violences-conjugales-je-peux-etre-aidee/ 


 Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, Nîmes Métropole a organisé, mardi 11 mars, une soirée intitulée "Portraits de femmes inspirantes". Quatorze femmes, issues de divers horizons, ont été saluées pour leur engagement, leur détermination, leur courage et leur talent. 
Parmi elles, Nicole Bousquet, artiste peintre nîmoise et créatrice de l'affiche de la Feria 2023, a partagé son expérience dans un milieu encore largement masculin. Elle est seulement la 3ème femme à avoir réalisé l'affiche en 40 ans!

Danielle Gourvès, présidente de l'association Via Femina, a témoigné de son engagement pour accompagner les femmes victimes de violences. 

Aide universelle d'urgence pour les victimes de violences conjugales

Publié le 2 mars 2023

La loi n° 2023-140 du 28 février 2023 crée une aide universelle d'urgence pour les victimes de violences conjugales.

Le dispositif entrera en vigueur à une date qui sera fixée par décret, et au plus tard le 30 novembre 2023. 

 Les violences conjugales sont punies par la loi, qu'elles visent un homme ou une femme, qu'elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles. Il s'agit des violences commises au sein des couples mariés, pacsés ou en union libre. Si vous êtes victime et que vous signalez les faits, vous pouvez être aidé et protégé. Vous pouvez bénéficier de l'aide et de la protection quelle que soit votre nationalité et quelle que soit la durée de votre séjour en France. 

Le tribunal judiciaire de Nîmes vient d'être doté de trois bracelets anti-rapprochement. Un nouveau dispositif de lutte contre les violences conjugales.

Après les téléphones "grave danger", Nîmes dispose désormais d'un nouvel outil de lutte contre les violences conjugales. Le tribunal judiciaire a été doté de trois bracelets anti-rapprochement. 

Leur principe : le conjoint ou ex-conjoint violent dispose à la fois d'un boîtier et d'un bracelet électronique qui le géolocalisent. S'il franchit la zone d'alerte (entre 1 et 10 km sur décision du juge), un signal est envoyé à un téléopérateur. La victime - qui elle aussi dispose d'un boîtier géolocalisé - est alors prévenue. Si le mis en cause ne s'éloigne pas du périmètre de sécurité, les forces de l'ordre interviennent.

Garantie supplémentaire pour la victime

Avec ce dispositif, "le porteur du bracelet a l'interdiction d'approcher", note la procureure adjointe Véronique Compan. "C'est une garantie de plus pour la victime."

Ces bracelets anti-rapprochement peuvent être attribués sur décision d'un juge, au civil (par le juge des affaires familiales) comme au pénal (soit dans le cadre d'un contrôle judiciaire avant jugement, soit dans le cadre d'un aménagement de peine avec accord de la victime). "En fait c'est une possibilité qui se décline tout au long de la chaîne judiciaire, d'où son intérêt", poursuit Véronique Compan.

Depuis 12 ans en Espagne

Ces bracelets anti-rapprochement existent depuis 12 ans déjà en Espagne. "Ca a fait ses preuves ailleurs, renchérit Etienne Morel, du Bureau d'aide aux victimes du palais de justice de Nîmes. Le téléphone "grave danger aussi a fait ses preuves mais il était limité parce que l'auteur pouvait être en contact avec la victime. Aujourd'hui il est mis à distance." 

Pour l'instant ce sont donc trois bracelets anti-rapprochements qui sont à disposition à Nîmes, mais d'autres peuvent arriver dans la foulée chez nous si les premiers sont rapidement attribués.

A partir du mois de janvier, ils seront déployés dans l'ensemble des juridictions de France.